Quelques notions de psychopathologie

Voici un aperçu très bref de quelques notions de psychopathologies pour répondre à vos premiers questionnements. Ceci n'ayant aucune valeur diagnostic, je vous invite surtout à en parler avec un professionnel qualifié comme un psychiatre ou un psychologue.

La dépression : la dépression est un trouble de l’humeur répandu pouvant s’exprimer de différentes façons. On regardera alors la durée du trouble, son intensité ainsi que les types de symptômes présentés par le patient.

Le symptôme principal est une humeur triste et/ou une perte d’intérêt et de plaisir. D’autres symptômes s’associent aux précédents (troubles du sommeil, troubles de l’appétit, irritabilité, fatigue importante, perturbation de la mémoire et de la concentration, etc.) La dépression arrive sous forme d’un épisode unique ou récurrent, elle peut aussi être atténuée et masquée par d’autres problématiques. Elle peut survenir en réaction à un événement marquant comme un bouleversement de vie, un trouble somatique, etc. 

L’anxiété : l’anxiété se manifeste sous forme de troubles anxieux. On en distingue 4 types (trouble panique, trouble anxieux généralisé, trouble phobique, trouble obsessionnel compulsif). La distinction s’opère dans la façon dont l’anxiété s’exprime, par exemple de façon aigue ou latente, dans quelle circonstance elle apparaît et comment l’individu la vit.
Les phobies : le sujet ressent une peur panique ou une forte anxiété lorsqu’il est confronté à certains objets ou certaines situations ne présentant pourtant pas de danger avéré. L’individu a conscience du caractère disproportionné de sa terreur mais ne peut s’en empêcher. On y retrouve l’agoraphobie, la phobie sociale, les phobies spécifiques (objets précis : araignées, etc.), et bien d’autres.
Les troubles bipolaires : comme la dépression, ce sont des troubles de l’humeur. On en distingue 3 types : type I, type II, cyclothymie. Il s’agit d’alternance plus ou moins longue entre 2 pôles parmi la dépression (humeur triste), l’hypomanie (humeur haute mais contrôlée et raisonnable) et la manie (exaltation difficilement contrôlable).
Le stress post-traumatique : il apparaît quand un événement vient faire effraction au psychisme, c’est-à-dire que le choc est tellement intense que le psychisme ne peut s’en défendre. Le psychotraumatisme peut survenir lorsque nous sommes victime, témoin, et même acteur d’un événement traumatogène. 

Les principaux signes présents dans le diagnostic sont ceux de type intrusif et répétitif comme les flashbacks (images de la scène qui s’imposent au sujet de façon répétée et aléatoire), des conduites d’évitement, une activation neurovégétative persistante (comme de l’hypervigilance, des sursauts, …), des phénomènes dissociatifs, une atteinte des affects.

Les troubles de la personnalité : il s’agit de traits peu flexibles dans le fonctionnement du sujet. Cela entraîne souvent une souffrance et des difficultés dans les sphères relationnelles et professionnelles. On différencie de nombreux troubles de la personnalité qui ne peuvent être décrits ici tant ils sont nombreux et leur distinction nécessite un certain approfondissement. Globalement, on retrouve les personnalités paranoïaque, schizoïde, schizotypique, antisociale, limite, histrionique, narcissique, évitante, dépendante et obsessionnelle-compulsive.